Personnage virtuel « Joe Beef »

Gagnant Idéa 2026 - Bronze

Vous avez toujours voulu demander à Joe Beef ce que ça faisait de vivre dans le Montréal du 19e siècle? Au musée Pointe-à-Callière, c'est désormais possible. Modélisé en 3D à partir d'images d'archives, l'avatar conversationnel incarne Charles McKiernan, cette figure légendaire connue sous le nom de Joe Beef, avec une rigueur historique et physique irréprochable.

L'idée était simple mais audacieuse : remplacer la transmission passive d'informations écrites par un dialogue vivant avec une figure historique réelle. Plutôt que de consulter des panneaux, les visiteur.ses engagent une conversation libre avec Joe Beef, dont la parole s'adapte à leurs questions, à leur curiosité et à leur niveau de connaissance. Pour que cet échange soit crédible, chaque réponse s'appuie exclusivement sur un corpus de sources historiques validées, sans extrapolation ni anachronisme. Ainsi, l'intelligence artificielle n'agit pas comme un outil spectaculaire, mais comme un médium narratif qui s'efface au profit de la rencontre. Concrètement, un détecteur de présence active le personnage, la voix du visiteur.se est captée et transcrite, puis une synthèse vocale synchronisée avec les expressions faciales de l'avatar restitue la réponse en temps réel, en français ou en anglais.

Depuis son lancement, Joe Beef reçoit en moyenne 2 500 visiteur.ses par mois, et discute pendant près de trois heures chaque jour. Pas mal pour quelqu'un de mort depuis 1889.

Crédits :

AGENCE : Dpt.
FABRICATION : Robocut
CLIENT : Pointe-à-Callière, cité d'archéologie et d'histoire de Montréal

GESTION DE PROJET (PAC) : Émilie Prévost
CHEF DE LA CRÉATION : Nicolas S. Roy
CHEF DE L’INNOVATION : Hugues Bruyère
DIRECTION DE PRODUCTION : Bertrand Helias
PRODUCTION : Laurie Caron
RÉALISATION D’EXPÉRIENCE : Maude Thibodeau
DESIGN GRAPHIQUE : Émilie Gélinas-Bellemare
DÉVELOPPEMENT : Josquin Zabka, Lily Hottelet
CHEF TECHNOLOGIE CRÉATIVE : Zachary Labrosse-Rémillard
ART TECHNIQUE ET 3D : Saverio Trapasso
SPÉCIALISTE Q&A : Maeve Beaudry-Paré